NAPPYS OUI… MAIS POURQUOI ?
- mayenkabox
- 26 déc. 2014
- 2 min de lecture
Nappy provient de la contraction de l’anglais “Natural” et “Happy”, même si pour certains il signifierait tout simplement “crépu”, et il suffit de taper le mot dans n’importe quel moteur de recherche pour se rendre compte de l’impact du mouvement (18 300 000 résultats sur Google par exemple) à partir de son expansion folle aux USA, depuis 6 ans, par le biais des méga stars telles que Solange Knowles ou encore Lupita Nyongo.

Les raisons pour chacunes de passer par le big chop (découpe radicale de tous les cheveux traités chimiquement) ou la transition (découpe partielle et en plusieurs étapes) sont diverses: revendication d’une africanité/négritude, choix esthétique, ou encore crainte des résultats des abus de traitements chimiques tels que le défrisage.
Mais les années 2000 ne marquent pas vraiment la naissance de ce mouvement, car c’est plutôt en 1970 que la coiffure afro est revenue sur le devant de la scène grâce à Angela Davis, les Black Panthers ou encore Jimi Hendrix, en réponse à l’arrivée du défrisage dans les années 50, et dans une volonté d’effacer ce déni commun des origines africaines. Et malgré que le combat pour les droits du peuple noir soit derrière nous, aujourd’hui encore, pour certaines, entrer dans le mouvement nappy est une manière comme une autre de se libérer du modèle blanc occidental qu’on était forcés de copier.

Des États-Unis, par l’Angleterre ou encore la France, nombreuses sont les bloggeuses et youtubeuses qui consacrent leur temps à accompagner les nouveaux membres du mouvement dans leur combat capillaire.
Mais que se passe-t-il dans la tête d’une néo-nappy ?

Pour la petite histoire, j’ai big chopé il y a maintenant 9 mois sur un coup de tête en rentrant de soirée. Face au miroir, je regardais mes cheveux colorés à outrance qui n’avaient plus de vie, plus de tenue, et plus aucune boucles dignes de ce nom. Sans réfléchir j’ai alors saisi ma tondeuse et les ciseaux pour mettre fin au carnage.
Depuis ce jour là, j’ai commencé mon 1er site afin de faire suivre aux internautes mon challenge de pousse. Le chemin a été long, car redécouvrir la vraie texture de ses cheveux, tout en assumant une coupe courte (j’avais rasé en laissant 3mm), c’est un défi de tous les instants ! Mais au fil des jours, l’acceptation naît d’elle même, et on en vient même à revendiquer cette nouveauté tout en essayant de faire prendre ce chemin à ses proches. Au moment où ma tignasse a poussé bien en dessous de mes oreilles, chaque matin, devant le miroir, c’est maintenant un sentiment de satisfaction que je ressens. La satisfaction d’être revenue à mes origines, et tout simplement de m’assumer comme je suis.
Manon Delcourt N'semba
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